samedi 5 décembre 2020

Le départ



Courage lunatique au fond
Le fil d'eau est trop à l'étroit
Dans un désir de funambule
J'ai loupé le coche du soir
La trahison est royaliste
Pour des ongles coupés bien courts
La nausée est récalcitrante
Je me ballade dans ce jeux
J'ai trouvé le départ au lit
Nos figures ne sont pas mortes
Silence dans ce désert gris
J'ai découpé le présentoir
A chacun son tarif de nuit
La soupe est dans un bocal bleu
Je ne serais jamais ton mec
Le débordement est spacieux
Le 05 12 2020

 

Laurent Pasquelin 

jeudi 29 octobre 2020

Le regard

 


Cloué ,domination

Larguer le mépris froid

Chaleur dans un seul sens

Partir d'un seul mot clef


Lampion sur le non-dit

Caricaturer l'air

Le matin en lieux sûr

Le paragraphe est lent


Tourner le macchabé

En sens unique raide

Le pouls est densité

Système en pendaison.


Urine structurée

Plombage au quartier sourd

Je démissionnerais

De l'instant novateur.


Le 29 10 2020

Laurent Pasquelin




mercredi 29 avril 2020

Chose

Casse tête fracassé
Lotissement dépouillé
Obstacle sans désaccord
Lunaire d'un soir perdant

L'instant sous le soleil pleure
Face au naufrage précis
Les gouttelettes s'en vont
Contre le papier peint sourd

La marche lourde est sereine
Les bras vivent loin des veines
Le soucis est gladiateur
Le désaccord est forcé.

Le 29 04 2020
Laurent Pasquelin


dimanche 11 novembre 2018

Normalité



Rien sur le départ corrigé
Laissons le soleil partager
La nuit avec son aboiement
Dans les abords du règlement
Dans les silences maudits, morts
Où le rayon se lit très fort.

Je mange dans un ciel peureux
Le secteur est très dangereux
L'amusement est lourd la nuit
Composant le cafard qui fuit
Le serrage est au centre sec
Allez les gars je suis un mec.

Le 11 11 2018
Laurent Pasquelin



vendredi 9 novembre 2018

Difficulté

Sur le signe violent
l'appétit est danger
Il faut rester prudent
Sans vouloir tout changer

Le refrain est caprice
Sur l'instant du ciel gris
L'homme est un sacrifice
Où l'appel est amis

Le rien ne sait plus pondre
La goutte est transpercée
Le manège va fondre
Laissant le plus percé

A partir d'un regard
La poub's est dans l'État
Sur les mentons blafards
En simple petit tas

Les images sont lourdes
Dans un joyeux boxons
Le liquide est en gourde
Soulevant le cal'çon

Le 09 11 2018
Laurent pasquelin



lundi 8 octobre 2018

Pour toi mon amour


J’ouvre la plaie je bave un peu
Mes yeux  cassés sont malheureux
Je reviens là poser le feu
Laissant les draps écrire un peu
Mordre le vent en aquarelle
Libre est le chant en passerelle
Je suis soucieux d’être malade
Loin de tes yeux mon regard brade
Je t’aime tant la nuit le jour
Les grands volcans font demi-tour
Ton cœur me broie tous les matins
J’ai peur sans toi je veux ta main
La liste est là les regards fondent
Je glisse à plat chaque seconde!
Le 09 10 2018
Laurent Pasquelin

jeudi 27 septembre 2018

Souvenir

Le vent disparaît
La lune s’envole
Terrible secret
Je vais à l’école
Les fourmis sont douces
Le passage est frais
Je danse et je pousse
Devant ton portrait
Les poètes mangent
Je suis un fumeur
Tous les coups me changent
Le matin j’ai peur
Un jour j’ai pleuré
Loin de tes bras tristes
Je suis un carré
Pourtant je résiste
Les yeux pleins d’agate
S’enfoncent là bas
J’ai fais des patates
Mais j’ai mes deux bras
Le bruit me dérange
Le bruit est plaisant
Je ne suis pas l’Ange
Mon cœur est grisant
Mon poème est long
Dans un bocal chaud
L’être bancal fond
J’aime bien Renaud
Je voulais mourir
Puis vous êtes nés
Avec mon sourire
Le soleil René
Regarder l’astuce
Dans l’étrangeté
J’ai eu quelques puces
Je l’ai regretté
Dix mille poèmes
Pourquoi pas étrange
Je sais que tu m’aimes
Jamais je dérange
Le 27 09 2018
Laurent Pasquelin

mardi 25 septembre 2018

Ringard

Toujours en précarité
Sur l'ensemble des valeurs
Comme un oreiller hâtée
Recouvert par quelques fleurs
Les journées ne sont pas tristes
Je danse tranquillement
La nuit parfois je résiste
Mais j'ai des médicaments
Le silence étouffe tout
Les montres sont débloquées
La vitesse est un séjour
Plaisantant sans paniquer
Comme un pardon sans chrétien
Les illusions sont partis
Mouvement dissout du bien
Les ringards sont tous petits
Laurent Pasquelin
Le 26 09 2018

En lecture(5)

Soupir effacé au regard lavé
Dans un grand élan sous la pluie glacée
Je meurs le midi l'erreur en pavé
Les crocs sont bien forts souvenir bavé

J'avance sans toi devant la muraille
Pour la retenue transpiration fine
Les chemins speedés paresseux en braille
Sont des géants fiers sans aucune épine

Tous les morts vivants voyagent tranquilles
Nous sommes morts nés coquille perdue
En restant présent dans les rues en ville

Le défilé crie sans peur d'être vue
Courant d'air glacial distance immobile
Détrônant le chant couronnement lue.

Le 25 09 2018
Laurent Pasquelin

lundi 24 septembre 2018

En lecture(4)

Soleil couché par hasard
Dans la mélancolie sage
Je négocie l'œil blafard
Pour enfin métrer nos âges
Je suis en corsage lourd
Dans la profondeur clouée
Défonçant le petit jour
En fermant le sol à clé
Tous les pièges sont actifs
Dans les remerciements creux
Je reste enfin positif
Avec le sommeil heureux
Dans les bars du passé flou
Je marche pointant l'absence
Caressant le foulard doux
Tu m'oublies pour les vacances
Laurent Pasquelin
Le 24 09 2018 

En lecture(3)

Lourd passé dans le quartier gris
j'écume les singes d'un soir Parler dans le bruit est un cris Étouffant creusant le butoir J'aperçois les digues sérieuses Derrière les murs dégueulasses Chouchoutant les rennes pieuses Dégustant les fameuses crasses Pour amarrer dans mon histoire Il faut du sang loin des mains vertes Il faut arrêter de me croire Nous tiendrons nos pas en alertes Je signe sur ton bras cassé  Un réflexe douteux d'envie En laissant l'avenir passer Pour réchauffer la fin de vie Le 24 09 2018 Laurent Pasquelin



Irrationnel

  Où est la défaite Dans cet univers Retour en tempête L'histoire est trop clair La chaumière danse Sur l'image nette Enfin je ...